Papa - papá 

vidéo performance - 2'44 - 2005

 

Sélectionné au 18 Instants VIdéo numériques, 2006 au 5ème Festival d’arts multiples - Excroissonce - Saint Denis 2008, au festival Nouveaux Cinémas 2009.

Une femme épluche une pomme de terre jusqu'à disparition. Elle nomme la pomme de terre avec une homophonie : papa-papá. Sa voix répète ces mots, passant de l’indifférence à l’obsession, de l’angoisse à l’espoir. Ce qui est dit excède l’énonciation et dépasse la réalité. Disparition du père, du pape et de la pomme de terre ; symboles de rapports sociaux : famille, religion, consommation. Une lecture critique de la société actuelle par le biais de la mise en abîme d'un geste désuet pour certains mais vital pour d’autres.

Lettre d'adieu-Notes sur la vie 

essai vidéographique - 13' - 2007

c'est une vidéo qui questionne l'expérience de l'absence. C'est au travers d'un travail sur la durée et le temps que le film évoque ce manque. La transformation de l'image et du son avec l'utilisation du ralenti crée un sentiment d'inquiétante étrangeté. Le film se joue dans le passage entre les temporalités créées par les différentes vitesses. C'est en évoquant une présence, celle de la caméra, que le film essaie de faire sentir une absence. Le film montre un vécu mais aussi sa transformation par rapport à la façon dont nous appréhendons notre propre présence, symptôme de notre altérité. En citant la phrase énigmatique de Jacques Lacan "tu ne me regardes jamais de là où je te vois", c'est l'énigme du rapport à l'autre que le film entend mettre en jeu.

Entre deux ombres - histoire(s) de k. 

documentaire - 18' - 2006

1er Prix du Festival National Corto Rodado de Comodoro Rivadavia 2007, Argentine. Sélectionné au 20 Instants Vidéo numériques et poétiques. Marseille, 2007, et au Festival de Courts-métrages de Jujuy, Argentine, 2007.

Ce film porte sur le fait de vivre un éternel entre-deux. À partir de l'expérience de devenir étranger, le film traite l'idée de devenir autre, toujours en construction. La quête d'une définition vouée à l'échec, car c'est dans l'interstice qu'on peut saisir le monde à la surface de sa peau. Parler de soi pour mieux parler des autres. Et ne parler des autres que pour mieux parler de soi. Diverses sources d'images se mêlent pour créer une parole polyphonique. Ces images, toutes ensemble, acquièrent un nouveau sens, ou peut-être plusieurs.